Yefren Antonio Carrero Murillo vient d’une famille de musiciens exceptionnels. Frère cadet du grand tromboniste Pedro Carrero, il a commencé à jouer de la trompette avec le maestro Francisco Flores, tout en apprenant le solfège dans le programme de EL SISTEMA San Cristóbal, dans l’état de Táchira.

    Il continue ensuite à étudier la trompette avec les professeurs Gentil Ramírez et Jairo Hernández. Il rejoint les rangs de l’Orchestre des Enfants et des Jeunes de San Cristóbal, et entre dans l’Orchestre Symphonique Simón Bolívar del Táchira à seulement 17 ans. Il rejoint également l’Orchestre Symphonique Teresa Carreño et l’orchestre d’harmonie Simón Bolívar.

    Ce jeune virtuose vient de remporter la médaille d’or du concours des jeunes solistes européens au Luxembourg, portant haut le nom de son pays d’origine. Lors de la remise des prix, il ne savait pas trop à quoi s’attendre – et pour cause, puisque le présentateur parlait allemand .« Je n’ai rien compris, je parle français, mais très mal l’allemand. Il a prononcé mon nom avec beaucoup de difficulté, mais a parlé plus longtemps que pour les autres candidats. Je ne peux pas dire ce que je ressentais à l’époque parce que je ne savais pas que j’avais gagné… mais le dernier mot qu’il a prononcé était : Venezuela. J’ai ressenti alors un incroyable mélange de bonheur, de nostalgie et de fierté. »

    « Quand je suis entré dans l’orchestre symphonique Teresa Carreño j’ai déménagé à Caracas. J’y ai joué de la trompette pendant un an, et puis le sang a parlé !  Dans ma famille tout le monde joue du trombone, ou presque, et pendant les vacances suivantes j’ai commencé à étudier cet instrument. Peu de temps après, l’orchestre d’harmonie Simón Bolívar m’a appelé. Je me souviens que Thomas Clamor était chef invité pour deux concerts, et qu’il n’y avait pas d’euphonium dans l’effectif. Je ne connaissais pas l’instrument, et j’ai voulu faire un essai. A l’issue des concerts, j’en suis tombé amoureux », a déclaré Yefren à propos de sa carrière.

    Et le concours au Luxembourg alors ? Il se souvient : « J’étais le second à jouer. Je n’ai pu parler qu’avec quelques membres du jury, qui m’ont approché après la remise du prix pour me donner leurs avis (…) Avant le concours, je dois admettre que j’étais très nerveux. Ca se passait dans une magnifique salle de concert, mais il faisait très froid – ce qui ne m’a pas aidé. Quoi qu’il en soit, quand vint mon tour, j’ai réussi à faire passer ce qui était en moi. Le programme du concours était libre, mais il y avait aussi un morceau imposé par le jury, c’était une œuvre française du compositeur Jacques Castérède » précise l’artiste.

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